avr 18
2008Bruins vs Canadiens : Match 5
Filed Under (Séries) by Jean-Philippe on 18-04-2008
Tagged Under : Canadien de Montréal, Canadiens, Carbonneau, Carey Price, Habs, Montréal, Séries éliminatoires, Tricolore
- Bruins vs Canadien : 5-1
- Le Canadien mène la série 3-2
Cela devait être facile. L’équipe montréalaise était tellement donnée gagnante, que l’on pouvait même se demander pourquoi Boston s’obstinait à ne pas vouloir déclarer forfait, afin d’éviter la suprême humiliation : se faire balayer en quatre matches.
Meilleure offensive de la ligue nationale en saison régulière, meilleur en avantage numérique, quelle mouche avait donc piqué les Bruins de Boston, de vouloir absolument livrer cette bataille ?
Allons donc ! Les Bostoniens, à l’instar de Pierre Cambronne refusant de se rendre, sont en train de nous dire un bon gros “merde !”, bien décidés à ne pas se laisser faire. Car c’est bien de cela dont il s’agit maintenant.
Pour paraphraser Guy Carbonneau lui-même, à force de se faire dire qu’ils étaient les meilleurs, le Canadien de Montréal s’est mis à vraiment le croire. J’imagine que les joueurs devaient se dire que leur simple présence sur la surface de jeu, suffirait à remporter la série. Mais s’il y a bien un moment dans l’année où cela se passe pratiquement jamais comme on aurait pu l’imaginer, c’est bien durant les séries éliminatoires.
Ainsi, après une période “pas pire”, comme l’aurait sans doute affirmé le prophète Ron Fournier, le Canadien à joué comme un match préparatoire. Supériorité anémique, à tel point que même Andreï Markov, l’habituel introverti de “la bande à Carbo”, a distinctement montré son agacement, alors qu’il tentait de faire une passe en zone offensive à cinq joueurs contre quatre.
Cela aurait donc pu se terminer en cinq matches (et par conséquent donner raison à mes pitoyables prédictions), mais, j’imagine qu’ils tenaient à me donner tort en laissant passer la victoire, alors que le Canadien avait pris l’avance 1-0.
Évidemment, il y a eu “l’erreur” de Carey Price et ses “faiblesses” de fin de partie. Nous pourrions épiloguer là -dessus durant longtemps, mais je ne dirais qu’une seule chose : pour que le gardien parvienne à faire des “erreurs”, il faut encore que la rondelle se rende jusqu’à lui… et jusqu’à preuve du contraire, elle s’est (trop) souvent rendue jusqu’au cerbère du Canadien.
Passons donc vite l’éponge sur l’un des plus mauvais matches que nous ont offert le tricolore, en espérant que la seconde chance d’éliminer Boston en première ronde soit la bonne !
Rendez-vous donc samedi pour la suite, et espérons, la fin, de ce duel Boston/Montréal.
