Canadiens contre Bruins : la vraie saison commence !

Filed Under (Humeur, Séries) by Jean-Philippe on 16-04-2009

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Ce soir, Boston et Montréal sont à égalité. Les Bruins ont beaux avoir terminé à la première place dans l’Est, ils commencent les séries à zéro point, tout comme le Canadien. Le seul avantage qu’ils ont, et qu’ils vont exploiter à fond, c’est l’avantage de la glace. Sortis de là, la seule certitude qu’il peut y avoir, c’est justement qu’il n’y en a pas !

L’an passé, les rôles étaient inversés. Le Canadien avait pris la pôle dans l’Est, ce qui n’avait pas empêché Boston de donner du fil à retordre au Tricolore… et le Canadien de perdre en deuxième ronde contre Philadelphie.

L’an passé, Carey Price était au bout du rouleau, alors qu’il n’avait pratiquement pas eu de vacances entre la Coupe Calder gagnée par Hamilton la saison 2006-2007 et les séries 2008. L’an passé, l’avantage numérique qui avait été la grande force du Canadien durant la saison était devenue inefficace contre les Bruins en séries.

Si cette année, Carey Price joue à son plein potentiel et que l’avantage numérique continue à produire autant que depuis l’arrivée de Mathieu Schneider, je vous le dis, tout est possible.

En attendant le premier match ce soir, à 19 heures (heure de l’Est), je vous invite à écouter la capsule de Jean-Charles Lajoie de CKAC … un petit chef-d’œuvre linguistique. Un petit bonheur pour les oreilles et toujours les surnoms donnés aux joueurs et aux personnalités du Canadien, mon préféré le fameux Bob "Lady Gaga Poker Face" Gainey…

 
icon for podpress  La Conquête par Jean-Charles Lajoie: Play Now | Play in Popup

Haïssons-les sportivement, mais haïssons Boston !

Filed Under (Humeur, Séries) by Jean-Philippe on 15-04-2009

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Quelque soit le résultat de la ronde éliminatoire entre les Bruins de Boston et le Canadien de Montréal, il en demeure une certitude, nous aurons droit à toute une confrontation !

La rivalité Bruins-Canadiens est devenue, depuis quelques années, l’une des plus grosses rivalités dans la LNH… Que cela soit de part leur actualité récente ou de part leur histoire, les deux clubs se haïssent. Chacune de leur confrontation est un véritable choc de titans. Chacun de leur match de série est une véritable guerre de tranchée, une bataille épique, qui finit toujours par laisser d’innombrables séquelles de part et d’autre.

Sabre au clair, les deux équipes se frappent le long des bandes, se battent pour le contrôle de la rondelle, y laissant sueur et sang sur l’immaculée glace de la patinoire.

Blessés ou pas blessés, équipe supérieure à l’autre dans les statistiques ou non, les confrontations Montréal-Boston en série se sont rarement déroulées comme la logique aurait pu le dicter. Chacune des deux équipes ayant suffisamment de raisons de vouloir faire payer l’autre, de vouloir anéantir l’adversaire.

Markov n’est pas là ? C’est un sérieux handicap, c’est vrai ! Mais aurait-on déjà oublié que ce n’est pas grâce à ses performances, que le Canadien est parvenu à éliminer les Bruins la saison dernière ? On le pensait même blessé !

D’un autre côté, Latendresse et Lapierre vont aller au front, c’est bien certain. Mais la grande différence avec l’an dernier, c’est qu’ils seront beaucoup plus menaçants et pourront même contribuer au score régulièrement.

Évidemment et idéalement, cela prendrait un réveil du "deuxième" trio. Et même s’il est difficile de croire que ET Plekanec, ET Kostitsyn retrouvent, comme par magie, leur plein potentiel durant les séries, souhaitons qu’il puisse au moins en avoir un qui retrouve sa touche pour donner une chance au Tricolore. Kostitsyn, en particulier, qui a un tir foudroyant, ne pourrait pas mieux tomber pour se ressaisir et faire oublier sa saison de misère.

Rien n’est perdu et rien n’est coulé dans le béton ! L’ultime bataille de la Flanelle commence demain jeudi, c’est le moment d’être derrière nos troupes partis à l’assaut de la forteresse bostonnaise.

Pour finir, un peu d’ésotérisme avec cette image "vaudou" trouvée chez BébéHabs

Séries 2009 : mes prédictions

Filed Under (Prédictions, Séries) by Jean-Philippe on 14-04-2009

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Maintenant que le bilan de mes prédictions de la saison régulière a été dressé, c’est le temps pour moi de succomber à la traditionnelle prévision des séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

Je vous préviens en partant, il y a du rationnel et de l’irrationnel dans ces prédictions, le cœur prenant parfois le pas sur la raison, tout en sachant qu’il y a souvent une place réservé aux petites et grosses surprises lors des séries de fin de saison. Qui avait vu les Oilers en finale en 2006 ? La Caroline remporter la coupe cette même année ? Le Canadien battre les Bruins en 2002 (j’aime le mentionner ces derniers jours) ?

Association de l’Est, première ronde

  • Boston – Montréal : Montréal en 7
  • Washington – New-York Rangers : Washington en 7
  • New-Jersey – Caroline : New-Jersey en 6
  • Pittsburgh – Philadelphie : Philadelphie en 6

Association de l’Ouest, première ronde

  • San-José – Anaheim : San-José en 5
  • Détroit – Colombus : Détroit en 5
  • Vancouver – St. Louis : Vancouver en 5
  • Chicago – Calgary : Chicago en 6

Et tout comme les trois dernières années, je donne la Coupe Stanley aux Red-Wings de Détroit, mon équipe préférée dans l’Ouest, certes, mais qui reste une des favorites, quoiqu’on en dise.

Lors des séries de la saison passée, mes prédictions étaient vraiment pourries ! J’espère juste un peu moins me tromper cette année, surtout en ce qui concerne la victoire du Canadien de Montréal !

Prédictions 2008-2009 : le moment de vérité

Filed Under (Analyse, Hockey, Prédictions) by Jean-Philippe on 14-04-2009

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C’est bien beau de vouloir faire des prédictions en début de saison, mais il faut penser à les assumer lorsqu’elle se termine ! Alors voilà, j’ai reproduit ici mes prévisions
en date du 13 octobre 2008 , et dans la colonne de droite, le classement final.

Pour être honnête, j’aurai pensé me retrouver pas mal plus dans le champ… et même si, au niveau du classement, c’est pas mal dans le désordre, j’ai tout de même eu sept équipes qualifiées pour les séries sur huit dans l’Est et six sur huit dans l’Ouest, ce qui m’étonne un peu plus, vu que je scrute un peu moins ce qu’il se passe dans cette association.

Association de l’Est

Deux grosses déceptions et, par conséquent, mes deux principales erreurs, les New-York Rangers ainsi que le Canadien de Montréal que je voyais, comme beaucoup, en tête dans l’Est. J’ai également raté la coche en ce qui concerne les Sabres de Buffalo, que j’imaginais en séries éliminatoires. Mais les différentes transactions qui ont envoyé certains de leurs meilleurs joueurs dans d’autres équipes, a finit par les rattraper. Sans Durry, sans Brière, avec un Afinogenov dans le rôle d’une toupie sur glace (pour reprendre les termes de Jean-Charles Lajoie), tout le talent de l’entraîneur-chef de Buffalo n’a pas suffit à palier aux lacunes de l’équipe.

La surprise ? Les Hurricanes de la Caroline, bien-sûr, l’équipe que j’ai manqué pour les séries dans l’Est. Seul Pittsburgh a été correctement placé en cinquième position et je me suis trompé d’une place en ce qui concerne Washington et Philadelphie.

Mes prédictions dans l’Est La réalité
1- New-York, Rangers 1- Boston, Bruins
2- Montréal, Canadiens 2- Washington, Capitals
3- Washington, Capitals 3- New-Jersey, Devils
4- Pittsburgh, Penguins 4- Pittsburgh, Penguins
5- Boston, Bruins 5- Philadelphie, Flyers
6- Philadelphie, Flyers 6- Caroline, Hurricanes
7- Buffalo, Sabres 7- New-York, Rangers
8- New-Jersey, Devils 8- Montréal, Canadiens

9- Ottawa, Sénateurs 9- Floride, Panthers
10- Floride, Panthers 10- Buffalo, Sabres
11- Caroline, Hurricanes 11- Ottawa, Sénateurs
12- Tampa-Bay, Lightning 12- Toronto, Maple-Leafs
13- New-York, Islanders 13- Atlanta, Trashers
14- Toronto, Maple-Leafs 14- Tampa-Bay, Lightning
15- Atlanta, Trashers 15- New-York, Islanders

Association de l’Ouest

Pour ma part, une… très grosse déception : Dallas. Les Stars de Dallas que j’imaginais facilement en séries, que j’imaginais même franchir deux rondes éliminatoires… mais qui payent pour un pitoyable début de saison. Sean Avery ou pas Sean Avery, ils auraient pû poursuivre leur remontée jusqu’au bout, au lieu de cela, ils se sont relâchés lorsque ça comptait le plus. Dommage.

Un "match" parfait avec les Blackhawks de Chicago que je voyais en quatrième position et deux équipes avec une erreur d’une place : Colombus et Détroit. La surprise dans l’Ouest ? Les Blues de St. Louis bien évidemment !

Mes prédictions dans l’Ouest La réalité
1- Détroit, Red-Wings 1- San-Jose, Sharks
2- Calgary, Flames 2- Détroit, Red-Wings
3- Dallas, Stars 3- Vancouver, Canucks
4- Chicago, Blackhawks 4- Chicago, Blackhawks
5- San-Jose, Sharks 5- Calgary, Flames
6- Anaheim, Ducks 6- St. Louis, Blues
7- Edmonton, Oilers 7- Colombus, Blue Jackets
8- Colombus, Blue Jackets 8- Anaheim, Ducks

9- Phœnix, Coyotes 9- Minnesota, Wild
10- Vancouver, Canucks 10- Nashville, Prédateurs
11- Colorado, Avalanche 11- Edmonton, Oilers
12- Nashville, Prédateurs 12- Dallas, Stars
13- Minnesota, Wild 13- Phœnix, Coyotes
14- St. Louis, Blues 14- Los-Angeles, Kings
15- Los-Angeles, Kings 15- Colorado, Avalanche

Un air de déjà vu

Filed Under (Analyse, Séries) by Jean-Philippe on 12-04-2009

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Avec la défaite d’hier face aux Pingouins de Pittsburgh, l’équipe de Bob Gainey a maintenant la certitude d’affronter les Bruins de Boston, en première ronde des séries éliminatoires.

Jouer contre Boston en séries ? Admettez que même si l’on ignore qui en sortira gagnant, on peut deviner à l’avance à quoi ressemblera cette confrontation. Les deux équipes se connaissant très bien, faisant toutes les deux partie de la même division, s’étant rencontrés pas moins de 31 fois en séries éliminatoires dans leur histoire, dont la dernière confrontation en séries remonte tout juste à la saison dernière !

Oubliez la rivalité Montréal-Toronto qui, en l’état actuel de l’équipe des Maple-Leafs, demeure une rivalité émotionnelle intense, mais sans enjeu majeur. Par contre, la rivalité Montréal-Boston est d’un tout autre niveau ! D’abord parce que les équipes se rencontrent régulièrement en séries éliminatoires et aussi parce qu’elles luttent souvent au somment de leur division, durant la saison régulière. L’année dernière, c’était Montréal qui trônait au premier rang, cette année, c’est Boston.

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Mais est-ce que les séries éliminatoires seront un simple prolongement de la saison ? Rien n’est moins sûr ! Déjà en 2002, le Canadien s’était retrouvé au 8e rang, qualifié de justesse pour les séries et Boston à la première place dans l’Est, ce qui n’a pas empêché le Canadien de remporter la première ronde, quatre victoires contre deux pour Boston.

Lors de la saison 2007-2008, même si le Canadien avait dominé face à Boston huit matches sur huit, finissant au sommet de l’association, les séries contre Boston n’en furent pas pour autant une partie de plaisir ! Le Canadien éprouva au contraire toutes les misères du monde pour venir à bout de la troupe de Claude Julien.

C’est dire qu’il ne faut donc pas sauter trop vite aux conclusions, en prenant pour acquis ce qu’il s’est passé durant la saison. De là, on serait tenté d’employer le fameux cliché très répandu dans le monde des commentateurs de hockey : "les séries, c’est une toute autre saison qui commence". Faut bien l’admettre, c’est assez vrai !

Certes, la "fiche" du Canadien est nettement à son avantage : ainsi, sur 31 confrontations en séries, le Tricolore l’a emporté 24 fois contre les Bruins, ce qui nous fait tout de même plus de 77% de victoires pour Montréal. Il n’en demeure pas moins qu’il y a quelques incertitudes.

D’abord au niveau de la robustesse. On l’a bien vu jeudi dernier, le Canadien s’est copieusement fait brasser. Par contre, l’équipe de Bob Gainey y a répondu de la meilleure façon qui soit (de mon point de vue), en inscrivant des buts en supériorité, ce qui a radicalement calmé les ardeurs des Bruins en troisième période.

L’offensive à égalité numérique a de quoi inquiéter. Ne pouvant compter que sur deux lignes d’attaque (le trio de Koivu et celui de Lapierre), cela reste mince comparé aux quatre lignes de Boston. Si l’on veut véritablement rivaliser, le trio de Plekanec devra produire et donner plus d’options à l’entraîneur-chef du CH.

Du côté des gardiens, Carey Price semble retrouver sa confiance. J’ai aimé son attitude devant le filet samedi. Parfaitement en contrôle, il a su réparer plusieurs erreurs provoquées par sa défensive. Quelques retours de lancers trop facilement accordés, mais j’imagine que cela fait partie de son processus de retour au jeu suite à la maladie. Du côté de Halak, je pense que l’on peut rester confiant en cas de blessure ou de contre-performance du numéro 31.

La défensive me laisse perplexe. Depuis quelques matches il semblait que l’on accordait moins de lancers vers le filet, mais ce que j’ai vu samedi ne m’a pas rassuré. Espérons qu’il s’agissait juste d’un ralentissement suite à la certitude de participer aux séries.

En terminant, pourra t-on se passer de la présence de Markov durant toute la ronde éliminatoire ? Deux ou trois matches, il est toujours possible de s’adapter, mais pour une ronde ? … Du côté de Robert Lang et de Francis Bouillon, aucune nouvelle d’un éventuel retour pour le moment. Mais disons que cela serait une très bonne nouvelle de les revoir dans l’alignement.

Mes prédictions maintenant ?

Je pense que cela va être très difficile pour le Canadien. Au moins autant que lors des séries de la saison dernière. Malgré tout, cela ressemblera au "jour de la marmotte" pour Boston et le Canadien l’emportera en 6 ou 7 matches, sauvé par son avantage numérique et par une performance assez moyenne de Tim Thomas devant son filet.

Guy Carbonneau congédié, Bob Gainey tire « la plug» 

Filed Under (Analyse) by Jean-Philippe on 09-03-2009

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Alors que Guy Carbonneau était passé bien près de devenir l’entraîneur-chef de l’année la saison dernière, en conduisant son équipe à la première position dans l’Est avec 104 points, voici que le directeur général, Bob Gainey, a décidé de congédier celui qui passait pour être son protégé, suite à des résultats en dent de scie.

Guy Carbonneau

Personnellement, je reste étonné d’une telle décision. Étonné parce que même si les résultats du Canadien ne correspondent pas aux attentes que l’on s’était fixés en octobre, il ne faudrait pas oublier que l’équipe n’a pas été épargnée par les blessures… et pas des moindres : Saku Koivu, Alex Tanguay, Christopher Higgins, Robert Lang… qui ont manqué 10 à plus de 30 matchs pour certains cette saison.

Imaginez Boston, Washington, New-Jersey… avec leurs meilleurs éléments blessés aussi longtemps, pensez-vous que leurs résultats auraient été aussi bons ? Je ne le pense pas. Mais même avec certains des meilleurs pointeurs blessés, ce n’était pas la bonne saison pour se trouver des excuses. Ce n’était pas le bon moment pour risquer de manquer les séries… Année du Centenaire aidant, fin du plan quinquennal n’arrangeant pas les choses, personne n’imaginait pouvoir se satisfaire d’une simple participation aux séries cette année.

Pierre Boivin l’avait évoqué, lors du tournoi de golf du Canadien au mois de septembre, l’ambition de l’organisation est désormais de reconquérir la coupe Stanley cette saison. Dans le pire des cas, je pense que l’on aurait été tous satisfaits d’arriver en finale d"association, mais avec les derniers résultats de l’équipe, avec près de deux mois de passage à vide, le risque devenait trop grand de même manquer les séries, ce qui aurait été inacceptable, même avec tous ces blessés.

Évidemment, il y a aussi les détracteurs de Guy Carbonneau. Ceux qui évoquent différentes maladresses de la part de l’entraîneur-chef, voire même certaines lacunes. Certaines sont peut-être justifiées, d’autres le sont un peu moins, mais passons-les en revue :

Manque de communication

On le savait, Guy Carbonneau n’est pas un grand communicateur, l’intéressé le reconnaît d’ailleurs volontiers. Mais là où il peut y avoir un problème, c’est lorsque ces manques finissent par miner la cohésion de l’équipe et la confiance des joueurs.

Ainsi, on a parfois entendu que les joueurs ne savaient parfois pas s’ils allaient jouer le soir même et découvraient souvent la composition des trios sur le tableau du vestiaire avant l’échauffement, ou même en lisant les sites de RDS ou de CKAC ! Souvenons-nous aussi de Mathieu Dandenault, la saison passée, qui évoquait un certain malaise alors qu’il avait réalisé qu’il ne jouerait pas un soir parce que son équipement n’était pas à sa place… Personne ne l’avait prévenu.

On pourrait parler du cas Kovalev également. Est-ce qu’une meilleure communication entre le joueur russe et son entraîneur n’aurait pas permis de désamorcer la crise du mois dernier ? C’est certain que je n’excuse pas Kovalev, au contraire ! Quand on est payé 4.5 millions par année, que l’entraîneur vous plaise ou non, on reste professionnel et l’on donne son maximum à chaque présence sur la glace. Il y a bien du monde qui gagne le salaire minimum et qui doit composer avec des supérieurs qui ne leur plaisent pas nécessairement, sans chercher d’excuse pour moins bien travailler. Mais dans le cas de Kovalev, il reste qu’il aura fallu l’intervention de Bob Gainey pour calmer les choses.

Stratégies contestables

Le deuxième grief envers l’ancien entraîneur-chef du Canadien de Montréal, concerne ses stratégies de matchs. Changements de trios trop fréquents, usage des quatre lignes d’attaque quelque-soit les circonstances, sans oublier ce fameux match où l’on retrouvaient des défenseurs sur chacun des quatre trios d’attaque !

Certes, quand rien ne va, tous les entraîneurs cherchent à trouver des solutions et à provoquer des électrochocs. Mais admettons tout de même que cette solution était particulièrement surprenante et inusité.

Toujours du côté de ses stratégies, il était difficilement compréhensible de retrouver le trio de Lapierre, à la fin d’un match, alors que le CH tirait de l’arrière d’un seul point. On peut aimer l’effort et la constance de Lapierre, Kostopoulos et consort, mais dans ce genre de situation c’est d’un but dont l’équipe à besoin et la meilleure façon de compter un but, c’est bien en envoyant les meilleurs.

Bob Gainey d’ailleurs, lors de sa conférence de presse de 19h, a mentionné qu’il allait revoir le volet stratégique de l’équipe. Le fait qu’il évoque cela en premier, montre bien qu’il s’agit-là du principal problème du Canadien… sinon, pourquoi l’évoquer en partant, alors que François Gagnon lui demandait ce qu’il allait changer à la formation ?

Carbo le combattant

Lorsque Guy Carbonneau était joueur, puis capitaine du Canadien, s’était un vrai guerrier. Son effort était constant et son implication ressemblait beaucoup à celle que l’on a connue de la part du regretté Steve Bégin. En tant qu’entraîneur, il n’en attendait pas moins de la part de tous ses joueurs. Même si je trouve ça normal d’attendre le maximum de son équipe, la réalité est tout de même plus nuancée et le travail d’un entraîneur, c’est aussi de savoir composer avec des caractères, des attitudes, mais aussi des manques de motivation qu’il faut résoudre.

Guy Carbonneau s’attendait donc à toujours à retrouver une équipe à son image : intense, impliquée et combattante. Souvenez-vous de la fameuse déclaration de Guy Carbonneau, après une défaite cinglante face aux Red-Wings de Détroit, qui n’en revenait pas du manque de travail de son équipe. Même si bien des entraîneurs auraient peut-être réagis de la même manière, et cela aurait été compréhensible, cela illustre bien le niveau d’exigence qu’il a toujours attendu de ses joueurs.

Reste que je suis persuadé que cette décision est intimement liée aux attentes exprimées au début de la saison et au Centenaire du Canadien. Il était inconcevable, ni pour Bob Gainey, ni pour Pierre Boivin, ni pour l’ensemble des partisans du club de manquer les séries, ou même d’avoir une performance moyenne durant ces dernières, il fallait donc recadrer l’organisation et cela devait passer par un grand changement.

Le point tournant de la saison, pour Bob Gainey, était sans aucun doute la crise avec Kovalev et l’affaire Kostitsyn. Rappelez-vous en bien, c’est à peut près à partir de ce moment-là, que le directeur-général était beaucoup plus présent dans l’entourage de l’équipe, jusqu’à la rencontre avec Steve Bégin peu avant son départ. Est-ce qu’il souhaitait voir de lui-même comment cela se passait concrètement avec les joueurs, ou était-ce simplement une coïncidence ?

Mais quoi qu’il advienne, les dés sont jetés et Bob Gainey se retrouve au front, mettant donc ainsi son poste en jeu. Est-ce que cela suffira à redonner des ailes à l’équipe ? Réponse dans les prochaines semaines…

Bob Gainey

Entraîneurs-chefs du Canadien depuis la dernière coupe Stanley

  • Jacques Demers (1992-1995)
  • Mario Tremblay (1995-1997)
  • Alain Vigneault (1997-2000)
  • Michel Therrien (2000-2003)
  • Claude Julien (2003-2006)
  • Bob Gainey (2006 par intérim )
  • Guy Carbonneau (2006-2009)
  • Bob Gainey (2009 par intérim )

Pas moins de huit entraîneurs différents en près de quatorze ans, soit un entraîneur tous les deux ans. Je pense qu’une partie du problème demeure la stabilité de l’équipe.

Steve Bégin échangé aux Stars de Dallas

Filed Under (Hommage, Transaction) by Jean-Philippe on 26-02-2009

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Cela ne surprendra personne, Steve Bégin vient de quitter l’organisation du Canadien de Montréal. Sans vague, sans esclandre, le numéro 22 a fait ses bagages pour rejoindre les Stars de Dallas.

Largement sous-utilisé depuis le mois d’octobre, Steve Bégin ne méritait certainement pas de passer la fin de la saison sur la passerelle. Steve Bégin, joueur de caractère qui avait à cœur son équipe. Celui qui avait, littéralement, mangé les bandes durant des séries éliminatoires et qui était revenu au jeu, quelques minutes plus tard, avec les dents de devant en moins. Un joueur qui n’hésitait jamais à se jeter devant les lancers, à appliquer de bonnes mises en échec… et à jeter les gants.

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Steve Bégin est sans aucun doute le coéquipier de rêve pour une équipe. Sans jamais se poser de question, il a toujours assumé le rôle qui était le sien et a toujours joué en se donnant au maximum à chacune de ses présences sur la glace.

Évidemment, Bégin n’était pas un grand joueur par son talent, mais il était parfois l’étincelle qui manquait au réveil de son équipe. Lancé sur ses patins, il se jetait sur l’adversaire comme un missile, dérangeait le gardien… montrant l’exemple en termes d’implication et d’intensité aux autres joueurs.

Mais à 30 ans, avec un coup de patin moins efficace… et surtout, depuis que Tom Kostopoulos, et accessoirement Gregory Stewart se retrouvent dans "la grande équipe", Steve Bégin était progressivement sorti des plans de Bob Gainey.

Merci Steve ! Merci pour toutes ces belles années avec le Canadien. Merci pour ton intensité et pour tout ce que tu as donné aux partisans du club… C’est clair que nous n’allons pas oublier tes années passées ici.

Statistiques de Steve Bégin

Steve Bégin avait rejoint le Canadien de Montréal lors de la saison 2003-2004, après avoir passé cinq saisons avec l’équipe des Flames de Calgary, qui l’avait repêché en 1996 en deuxième ronde.

Steve a joué 266 matches avec le Tricolore, obtenu 35 buts et 31 passes pour un total de 66 points. Cette saison, le numéro 22 avait obtenu 10 points (6 buts et 4 passes) en 42 matches.

Bob Gainey, le magicien

Filed Under (Analyse, Hockey, Humeur) by Jean-Philippe on 22-02-2009

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La semaine a été difficile pour l’organisation du Canadien, et ce, à bien des niveaux. Je ne reviendrais pas sur l’affaire des "frères K.", j’en ai suffisamment parlé , j’évoquerai plutôt les deux très bons coups qu’à réalisé Bob Gainey cette semaine, contre vents et marées.

Remise en cause et contestations

En écoutant les commentateurs et les tribunes téléphoniques, en lisant les blogues spécialisés et les analystes de hockey, beaucoup pointaient du doigt l’attitude et les décisions du directeur général du Canadien de Montréal.

Serge Savard aussi bien que Guy Lafleur, fustigeaient la façon avec laquelle Bob Gainey avait géré les problèmes du numéro 27 sur la glace. "Manque de respect", pouvait-on lire ou entendre la plupart du temps.

Puis, alors que Gainey avait été élu à la fin de la précédente saison, GM de l’année par ses pairs , le discours des derniers jours semblait totalement aux antipodes des louanges que l’on faisait à son endroit, il y a encore peu.

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Dans le désordre, les mauvais repêchages, le départ de Mark Streit, de Cristobal Huet, de Sheldon Souray… Il est vrai que lorsque les résultats de l’équipe ne sont pas bons, il est toujours facile de jeter le bébé avec l’eau du bain. Ce n’est pas la première fois que cela arrive, ce ne sera pas la dernière !

Sauf que, au moment des repêchages, personne n’a crié au scandale lorsque le Canadien n’a pas été chercher Zach Parisé (par exemple). Au vu de la saison exceptionnelle de l’an passé, je n’ai pas entendu grand chose concernant le départ de Souray. Les commentateurs parlaient aussi du choix logique de se séparer de Cristobal Huet.

Plus fort encore, on n’entendait que des propos très élogieux envers Bob Gainey, lors du début de la présente saison, le meilleur début de saison en 20 ans, dois-je vous le rappeler ?

Bien évidemment, je ne suis pas en train de dire que Gainey n’a pas fait d’erreur. Au contraire ! Je reste convaincu que le Canadien n’aurait pas dû laisser partir Mark Streit, il est clair que même si notre avantage numérique avait marqué le pas à la fin de la saison dernière, il aurait, sans aucun doute, était beaucoup plus efficace qu’il y a encore peu.

De la même façon, avoir un gardien d’expérience (Huet ou un autre), aurait permis de seconder efficacement Carey Price, autant dans son jeu, qu’en ayant une certaine influence hors-glace. Et quand on voit les performances de Cristobal Huet avec les Blackhawks…

Premier bon coup

Le premier bon coup de Gainey, cela aura été de corriger les effets du départ de Streit. Que cela soit de sa faute ou pas, l’avantage numérique du Canadien, qui avait été dévastateur pour les adversaires, était subitement devenu presque totalement inefficace. D’une saison à l’autre, nous étions partis de la première place à la 26e à un certain moment de la présente saison !

Nous pouvions nous attendre à moins d’efficacité, mais certainement pas à une descente de la sorte.

Le choix de Gainey fût Mathieu Schneider. Joueur de 39 ans, ancien du Canadien de Montréal, qui, semble t-il, voulait revenir au sein de l’organisation. Dès son premier match, sa présence se fit sentir. Évidemment, il aurait été grotesque de tirer des conclusions après seulement un match.

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Par contre, depuis son retour, on n’a pas le choix de constater un changement radical en supériorité numérique. En seulement trois matches, Mathieu Schneider a marqué deux buts et à été crédité d’une passe, c’est-à-dire un point par match, et tout ça, imaginez-vous donc, en supériorité numérique !

Depuis l’arrivée de Mathieu Schneider :

21 février contre Ottawa : 3 buts en 4 supériorités numériques.
19 février contre Pittsburgh : 1 but en 4 supériorités.
18 février contre Washington : 3 buts en 4 supériorités.

Soit un joli total de 7 buts en 12 avantages numériques !

Juste pour faire une petite comparaison, lors des dix matches précédents l’arrivée du numéro 24, il y a eu pas moins de 37 avantages numériques pour le Canadien pour, tenez-vous bien, un gros total de 5 buts !

C’est vrai que Mathieu Schneider n’est pas un grand défenseur, il porte tout de même un peu le poids des années, mais tout comme Streit l’an passé, Mathieu Schneider est là pour relancer l’attaque à cinq, mais aussi, éventuellement, de faire profiter les autres joueurs de son expérience.

Une chose est certaine, il s’est très vite ré-adapté à la folie montréalaise du hockey !

Deuxième bon coup

Alexei Kovaliev est une énigme pour bien du monde. Que cela soit ses anciens entraîneurs, ou pour les analystes du monde du hockey, Kovy a connu une carrière en dents de scie.

Considéré comme un "trouble-maker" , ou encore "uncoachable" , Kovalev n’en reste pas moins un joueur talentueux. Son talent est reconnu assez unanimement, ce qui provoque ce mélange "amour-haine", entre ceux qui l’appellent "l’artiste" et d’autres qui voient en lui une "Prima-donna", sans aucun esprit d’équipe.

Alex Kovalev a connu de très bons moments avec le Canadien. La saison dernière, malgré son âge (35 ans), il a connu sa deuxième meilleure saison en carrière, ce qui n’est pas peu dire, pour un joueur qui a évolué en compagnie de Jaromir Jagr et Mario Lemieux !

Mais la carrière de Kovalev est à l’image des saisons qu’il connaît aussi sein du tricolore : des hauts et des bas, ajouté à cela l’exaspération de ses entraîneurs.

Rappelons tout de même que c’est en partie à cause de Kovalev que l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, a été congédié il y a quelques années. Tout le monde se souviens de la fameuse réplique que le numéro 27 lui avait fait à l’époque… À la question de Julien : "Qu’est-ce que l’on pourrait faire pour secouer l’équipe ?", Kovy lui aurait répondu "Ce ne sont pas de mes affaires, tu es payé pour ça !". Bon esprit d’équipe !

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Après une saison 2006-2007 assez moyenne, Bob Gainey avait rencontré Kovalev pour le recadrer. La discussion avait été fructueuse et, de l’aveu même du joueur, il allait commencer la saison 2007-2008 avec un nouvel état d’esprit. Il avait retrouvé la "flamme" de ses débuts. Motivé, il avait ainsi connu une saison extraordinaire !

C’est vrai qu’il aime Montréal. Il fait partie des joueurs européens qui quittent en dernier le Québec à la fin de la saison, il s’occupe d’une fondation pour enfants malades, il avait participé à l’inauguration du stade Saputo l’été dernier… bref, il est très impliqué dans la communauté, communauté qui, je pense, le lui rend bien.

Mais voilà, il aime aussi Montréal parce que c’est LA ville du hockey par excellence et qu’il n’y aura aucun autre endroit sur Terre, où il pourra être autant adulé par les fans. Guy Carbonneau l’a dit lors du match des Étoiles, Kovalev est un "showman", son compatriote Markov, n’a pas été en reste… il aime se faire apprécier.

Mais voilà, cette saison, rien ne semble aller. Certes, il y a les blessures et l’on ne peut pas entièrement blâmer Kovy pour ses insuccès, mais il y a l’attitude sur la glace, l’effort qui n’est pas toujours là… Gainey l’a bien dit avant-hier : Kovalev avait tendance à faire passer le talent avant le travail, alors qu’il faut commencer par le travail et finir par le talent.

Faire de la broderie sur la glace, essayer de déjouer trois défenseurs, faire quinze tous autour du filet… tout ça pour perdre la rondelle, c’est pas cela que l’on attend de Kovalev.

Les choses misent au point, Alex Kovalev a connu son meilleur match de la présente saison ! Trois points, dont un but, une implication et un effort incontestable, il a même été jusqu’à plonger devant un tir de l’adversaire !

Alors à tous ceux qui réclamaient la tête de Gainey cette semaine, il faut avoir l’honnêteté de reconnaître que cet "électrochoc", bien que inhabituel, a permis de relancer Kovalev. Pour combien de temps, difficile à dire, mais au moins, la preuve est faite qu’avec du travail et de l’implication, il contribue aux succès de l’équipe.

C’est vrai que je m’attendais à ce qu’on l’échange, et je pensais vraiment que Gainey avait jeté l’éponge dans son cas. Mais admettons tout de même que Kovalev est assez difficile à suivre. On sait de quoi il est capable, il nous en a fait la démonstration la saison dernière et… hier contre Ottawa ! Mais à 4.5 millions par année, est-ce normal de devoir régulièrement faire intervenir le GM pour le secouer ? Est-ce l’attitude d’un professionnel ?

Il pourrait très bien terminer sa carrière ici et passer pour un Dieu vivant, même si l’on sait tous que ce n’est pas un grand joueur comme Mario "Le Magnifique". Mais pourquoi semble t-il gâcher ses chances avec un tel comportement ?