nov 07
2008Le Canadien de Montréal à vendre ?
Filed Under (Hors glace, Rumeurs) by Jean-Philippe on 07-11-2008
Tagged Under : Blackberry, Canadiens de Montréal, Centre Bell, George Gillett, Jim Balsillie, Liverpool FC, RiM, Vente
C’est sans doute une des nouvelles qui a le plus circulé aujourd’hui au Québec. Jim Balsillie, président de Research in Motion (RiM), a confié à des journalistes de La Presse , que la propriété du "Club de Hockey Canadien" est à céder. «L’équipe est à vendre», a t-il affirmé à Sophie Cousineau et Jean-François Bégin, à la suite d’une entrevue accordée pour la rubrique économique du quotidien montréalais.

Jim Balsillie est un grand passionné de hockey. Outre le fait qu’il a déjà essayé d’acheter deux clubs de la LNH (les Penguins de Pittsburgh et les Predateurs de Nashville) pour les installer à Hamilton, l’entrepreneur canadien à baptisé des salles de réunion de son entreprise, du nom de grands joueurs de hockey : Maurice "Rocket" Richard, Guy Lafleur (son joueur préféré), etc.
Entrepreneur qui fait grincer pas mal de dents, parmi les gouverneurs de la ligue nationale à cause de ses méthodes, il n’en demeure pas moins un homme d’affaire crédible et particulièrement efficace. Un individu qui, en quelques années, a envahi le marché de la téléphonie mobile mondiale avec son invention, le BlackBerry, peut difficilement être pris pour un deux de pique. Alors s’il affirme que le Canadien de Montréal est à vendre, la sagesse voudrait que l’on y prête un minimum attention.
De plus, le fait que George Gillett nie que le club soit à vendre, ne veut pas dire grand chose. Il pourrait en effet être normal, que l’actuel propriétaire du club, souhaite pouvoir commencer ses prospections discrètement. En général, ce genre d’information est rendue publique, qu’à partir du moment où les négociations deviennent véritablement sérieuses. George Gillett est un personnage discret, comparativement à Jim Balsillie, cela reste donc dans le domaine du possible.
Money talks
Maintenant, en restant strictement objectif et réaliste, il est assez clair que la valeur du Canadien de Montréal n’a jamais été aussi importante. Récemment, le club montréalais était classé troisième parmi les trente équipes de la LNH, en terme de valeur, derrière les Maple-Leafs de Toronto et les Rangers de New-York. En tant qu’homme d’affaires, cette donnée n’a pas pu échapper à George Gillett qui, après tout, est là pour faire de l’argent. Même s’il paraît sincère lorsqu’il parle de son amour pour le club et notre bonne ville, cela ne fait pas de lui un pur philanthrope.

En incluant le Centre Bell, la valeur du club a été estimée à 334 millions de dollars US par le magazine Forbes , soit une augmentation de 80%, par-rapport au prix d’achat par le groupe Gillett en 2001, sans compter qu’après les Maple-Leafs de Toronto, le Canadien est le club de hockey le plus rentable dans la LNH, avec près de 40 millions US de bénéfices la saison dernière.
N’oublions pas également les activités "spectacles" du groupe Gillett, qui avec une salle figurant parmi les plus importantes en Amérique du Nord en terme d’assistance, doit en faire rêver plus d’un.
Tout ceci est à mettre en perspective avec les déboires que connaît George Gillett, suite au rachat du club de soccer du Liverpool FC et qui traîne depuis, une dette de 655 millions de dollars US, avec son partenaire d’affaires, Tom Hicks. Le propriétaire du Canadien, pourrait donc avoir envie d’éponger son passif, en réalisant une importante transaction. Du moins, cela lui permettrait d’arranger grandement ses affaires.
Vraiment sérieux ?
Évidemment, connaissant la passion de Jim Balsillie pour le hockey, devenir propriétaire du plus prestigieux club de la ligue nationale et d’un des clubs les plus titrés de l’histoire (tous sports confondus), ne manquerait pas de lui apporter une énorme satisfaction.
Mais, la manière dont il s’est retiré de la table de négociation, à deux reprises, avant le rachat des Penguins et des Prédateurs, nous invite à la prudence. Est-ce juste un hameçon lancé vers George Gillett, afin de connaître ses motivations pour l’avenir ? Est-ce de la pure provocation ? De la publicité ? Ou est-ce que cela cache quelque chose de plus sérieux ?
Vous avez la réponse ? Je serais heureux de vous lire, parce que moi, je ne l’ai pas !



