Un air de déjà vu

Filed Under (Analyse, Séries) by Jean-Philippe on 12-04-2009

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Avec la défaite d’hier face aux Pingouins de Pittsburgh, l’équipe de Bob Gainey a maintenant la certitude d’affronter les Bruins de Boston, en première ronde des séries éliminatoires.

Jouer contre Boston en séries ? Admettez que même si l’on ignore qui en sortira gagnant, on peut deviner à l’avance à quoi ressemblera cette confrontation. Les deux équipes se connaissant très bien, faisant toutes les deux partie de la même division, s’étant rencontrés pas moins de 31 fois en séries éliminatoires dans leur histoire, dont la dernière confrontation en séries remonte tout juste à la saison dernière !

Oubliez la rivalité Montréal-Toronto qui, en l’état actuel de l’équipe des Maple-Leafs, demeure une rivalité émotionnelle intense, mais sans enjeu majeur. Par contre, la rivalité Montréal-Boston est d’un tout autre niveau ! D’abord parce que les équipes se rencontrent régulièrement en séries éliminatoires et aussi parce qu’elles luttent souvent au somment de leur division, durant la saison régulière. L’année dernière, c’était Montréal qui trônait au premier rang, cette année, c’est Boston.

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Mais est-ce que les séries éliminatoires seront un simple prolongement de la saison ? Rien n’est moins sûr ! Déjà en 2002, le Canadien s’était retrouvé au 8e rang, qualifié de justesse pour les séries et Boston à la première place dans l’Est, ce qui n’a pas empêché le Canadien de remporter la première ronde, quatre victoires contre deux pour Boston.

Lors de la saison 2007-2008, même si le Canadien avait dominé face à Boston huit matches sur huit, finissant au sommet de l’association, les séries contre Boston n’en furent pas pour autant une partie de plaisir ! Le Canadien éprouva au contraire toutes les misères du monde pour venir à bout de la troupe de Claude Julien.

C’est dire qu’il ne faut donc pas sauter trop vite aux conclusions, en prenant pour acquis ce qu’il s’est passé durant la saison. De là, on serait tenté d’employer le fameux cliché très répandu dans le monde des commentateurs de hockey : "les séries, c’est une toute autre saison qui commence". Faut bien l’admettre, c’est assez vrai !

Certes, la "fiche" du Canadien est nettement à son avantage : ainsi, sur 31 confrontations en séries, le Tricolore l’a emporté 24 fois contre les Bruins, ce qui nous fait tout de même plus de 77% de victoires pour Montréal. Il n’en demeure pas moins qu’il y a quelques incertitudes.

D’abord au niveau de la robustesse. On l’a bien vu jeudi dernier, le Canadien s’est copieusement fait brasser. Par contre, l’équipe de Bob Gainey y a répondu de la meilleure façon qui soit (de mon point de vue), en inscrivant des buts en supériorité, ce qui a radicalement calmé les ardeurs des Bruins en troisième période.

L’offensive à égalité numérique a de quoi inquiéter. Ne pouvant compter que sur deux lignes d’attaque (le trio de Koivu et celui de Lapierre), cela reste mince comparé aux quatre lignes de Boston. Si l’on veut véritablement rivaliser, le trio de Plekanec devra produire et donner plus d’options à l’entraîneur-chef du CH.

Du côté des gardiens, Carey Price semble retrouver sa confiance. J’ai aimé son attitude devant le filet samedi. Parfaitement en contrôle, il a su réparer plusieurs erreurs provoquées par sa défensive. Quelques retours de lancers trop facilement accordés, mais j’imagine que cela fait partie de son processus de retour au jeu suite à la maladie. Du côté de Halak, je pense que l’on peut rester confiant en cas de blessure ou de contre-performance du numéro 31.

La défensive me laisse perplexe. Depuis quelques matches il semblait que l’on accordait moins de lancers vers le filet, mais ce que j’ai vu samedi ne m’a pas rassuré. Espérons qu’il s’agissait juste d’un ralentissement suite à la certitude de participer aux séries.

En terminant, pourra t-on se passer de la présence de Markov durant toute la ronde éliminatoire ? Deux ou trois matches, il est toujours possible de s’adapter, mais pour une ronde ? … Du côté de Robert Lang et de Francis Bouillon, aucune nouvelle d’un éventuel retour pour le moment. Mais disons que cela serait une très bonne nouvelle de les revoir dans l’alignement.

Mes prédictions maintenant ?

Je pense que cela va être très difficile pour le Canadien. Au moins autant que lors des séries de la saison dernière. Malgré tout, cela ressemblera au "jour de la marmotte" pour Boston et le Canadien l’emportera en 6 ou 7 matches, sauvé par son avantage numérique et par une performance assez moyenne de Tim Thomas devant son filet.

Émeutes des séries éliminatoires : le bilan du SPVM

Filed Under (Hors glace, Séries) by Jean-Philippe on 24-08-2008

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Dans les cadre des séries éliminatoires Montréal-Boston, vous devez vous rappeler des incidents qui ont suivis le match du 21 avril 2008 au centre-ville. Les médias en ont beaucoup parlé et de nombreuses vidéos ont circulé sur le net.

Il y a quelques temps déjà, la SPVM a émis un communiqué qui m’apparaît très intéressant :

Les policiers ont procédé à 56 arrestations à la suite de ces événements, soit 23 la journée même et 33 dans les semaines suivantes. De ces 56 personnes arrêtées, 46 sont des hommes et dix sont des mineurs, dont une jeune fille. Notez qu’aucun des individus arrêtés n’était présent à l’intérieur du Centre Bell ce soir-là .

Selon la police de Montréal, il n’y avait donc aucun spectateur du centre Bell parmi les personnes interpellées. D’autre part, d’après l’un des portes-parole de la SPVM entendu à l’antenne du 98.5 fm, les meneurs étaient des individus organisés, qui avaient planifié leurs actes avant même le début du match. Les rares partisans du Canadien de Montréal à avoir participé aux pillages, l’on fait en tant que "suiveurs" et non en tant que précurseurs.

Autre fait intéressant, certains individus recherchés pour les émeutes de Montréal-Nord , auraient fait partie des personnes arrêtées suite aux événements du 21 avril.

Il est donc rassurant de constater, que les meneurs des émeutes du 21 avril, ne semblent pas être des amateurs de hockey. Ils souhaitaient donc profiter de l’événement pour commettre des méfaits, quelque soit le résultat du match.

[MÀJ] Mats Sundin : le roman de l’été

Filed Under (Agents libres, Hors glace) by Jean-Philippe on 31-07-2008

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Selon ce qu’aurait appris l’équipe de RDS , auprès du volubile agent de Mats Sundin, J.P. Barry, le joueur suédois ne ferait aucune annonce demain, le 1er août, comme il était convenu. Toujours selon Barry, Sundin ne serait toujours pas décidé quand à son avenir dans la LNH.

[Mise à jour : 01.08.2008] – Le toujours très expressif agent de Mats Sundin, a déclaré aujourd’hui au "Toronto Star", que son client serait de plus en plus tenté par la retraite. Il pense que l’attaquant suédois se laisse encore un peu de temps pour réfléchir à cette opportunité.

«Il est en train de décider s’il veut continuer à jouer ou non. Je crois que plus ça prend de temps, plus ça augmente les possibilités qu’il ne joue pas» a confié J.P. Barry au "Toronto Star".

Bon, en clair, il ne sait pas grand chose depuis le temps que cela dure. Cela fait quand même un mois que J.P. Barry nous annonce que Mats Sundin réfléchit, qu’il prendra d’abord une décision sur son avenir le 1er août, puis finalement non, ça sera un peu plus tard… mais on ne sait pas vraiment quand.

Bref, Barry ne semble pas en savoir plus que nous, mais n’hésite jamais à accorder des entrevues pour le dire ! C’est ce qui s’appelle "faire durer le plaisir".

Mats Sundin ferait-il un Peter Forsberg de lui-même ?

Malgré tout le respect…

Filed Under (Humeur, Séries) by Jean-Philippe on 04-05-2008

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J’ai beaucoup de respect pour Réjean Tremblay. J’aime le lire et l’écouter s’exprimer sur notre sport favori, mais il y a des moments où je ne le suis pas du tout.

Aujourd’hui dans La Presse, Réjean Tremblay semble absolument vouloir se donner raison, en revenant sur le 26 février, date limite des échanges. Mais lisez plutôt ce qu’il écrit (extrait) :

Vous vous rappelez, le 26 février dernier, je vous écrivais tout le bien que je pensais de la grande journée des transactions dans la Ligue nationale. Ce jour-là, Bob Gainey est allé déclarer que le Canadien était meilleur en fin d’après-midi qu’il ne l’était le matin même. Alors qu’il venait de perdre Cristobal Huet et qu’il avait échoué à greffer Marian Hossa à son équipe.

Le pire, c’est que les journalistes et les fans ont cru l’histoire de Gainey!

Ne pensez-vous pas qu’un gardien d’expérience contre les Flyers et un Marian Hossa, pour marquer les deux ou trois buts qui ont cruellement manqué au Canadien, auraient fait la différence dans cette élimination en cinq matchs?

Se faire éliminer par une bonne équipe, ce n’est pas grave. C’est la loi du sport. Mais abuser de la bonne foi aveugle des fans, ce n’est pas joli.

Sur Carey Price…

Déjà, s’il y a une chose pour laquelle je peux donner en partie raison à Réjean Tremblay, c’est sur l’échange de Cristobal Huet. Pour le peu que le Canadien à obtenu en retour, mais aussi pour avoir fait le pari de ne pas avoir de vétéran, au moins « au cas où» , devant le filet pour les séries, je peux comprendre sa frustration. Mais d’un autre côté, c’était un risque, un pari. Si le Canadien était arrivé en finale, on aurait tous crié « Ô génie !» . Le malheur, c’est qu’il a trébuché en deuxième ronde. Il faut dire tout de même que le Canadien avait de bonnes chances de perdre Cristobal Huet à la fin de la saison, avec rien en retour, Bob Gainey a préféré s’en défaire contre un choix de deuxième ronde en 2009… Oui, c’est pas grand chose… je l’accorde.

Cependant, il ne faudrait pas non plus que Réjean Tremblay, oublie la période située entre ce fameux 26 février et le début des séries. Les solides performances de Carey Price, corroborées par des statistiques très honorables et même supérieures à la période d’avant la date limite des échanges, ont donné en partie raison au Directeur-général du tricolore. Mieux qu’une place en série, qui était (je le rappelle aux quelques amnésiques qui pourraient me lire), l’objectif de la direction au début de la saison, Carey Price et le reste de l’équipe, ont porté, ensemble, la Ste-Flanelle au sommet de leur association. Suivant le cliché très répandu : « Si l’on nous avait dit ça début octobre…» 

Il est vrai que pour les séries, « Jésus»  Price, comme il a été nommé par quelques Ayatollahs, un tantinet dépourvu du minimum d’objectivité requis, n’a pas été à la hauteur de sa fin de saison. Mais à qui faire porter le blâme ? Ton équipe arrive à la première place dans l’Est, en bonne partie avec Carey Price (il a joué 41 matches cette saison), tu n’es pas pour commencer à douter de ses performances, une fois arrivé en séries éliminatoires ! Il faut être logique tout de même ! À en lire certains, pour qu’un gardien puisse jouer à Montréal, il faut qu’il égale au minimum Patrick Roy. En suivant cette même logique, il fallait (ce n’était pas facultatif), que Carey Price remporte la Coupe Stanley à son année de recrue. Wow ! Passer d’une équipe qui n’était même pas censé faire les séries, à une équipe championne, il semblerait que quelques-uns n’éprouvent aucune difficultés à franchir le pas.

Il apprend. Il n’a que 20 ans… et soyez bien certains que ce que l’expérience qu’il a assimilé durant ces séries, l’aidera pour la suite de sa carrière et, pourquoi pas, à pouvoir brandir la coupe sur la rue Ste-Catherine.

Sur Marian Hossa…

Là où je ne suis absolument pas d’accord avec Réjean, c’est au sujet de Marien Hossa. C’est vrai que j’aurai vraiment aimé qu’il vienne jouer à Montréal. Je suivais de près toutes les rumeurs (souvenons-nous des fameux « gants»  portant les initiales « MH» ) et sur le coup, j’ai été très déçu de le voir jouer à Pittsburgh.

Mais voyant ce qu’il a coûté aux Penguins, voyant surtout ce que le Canadien aurait pu perdre pour avoir la chance de le compter parmi eux, je suis désolé, mais je ne suis pas certain que cela aurait été une bonne chose. Les Pens ont mis sur la table Erik Christensen, Colby Armstrong, Angelo Esposito et un choix de première ronde en échange de l’ancien attaquant des Trashers. À la suite de l’échange, il semblait qu’il y avait une relative unanimité pour dire que cela été très (trop) cher payé pour un joueur qui devra renégocier son contrat à la fin de la saison.

Les Penguins ont hypothéqué une partie de leur avenir pour un cas incertain au 1er juillet, qu’aurait coûté cet échange pour le Canadien ? Higgins, Ryder, O’Byrne, Streit, Locke ? Si selon Réjean Tremblay le Canadien ne s’est pas amélioré après le 26 février, est-ce que cela aurait aussi été le cas, à long terme, en se séparant d’autant de jeunes et d’espoirs ? Avec un Crosby et un Malkin, l’impact est aussi immédiat qu’évident, mais avec un Koïvu et un Kovalev, le succès aurait-il été le même ? Avec ou sans Marian Hossa, l’équipe du Canadien en aurait arraché face aux Penguins.

Ce que je crois, et ce que je vois, c’est que depuis 4-5 ans, le Canadien progresse, se reconstruit. Sa base et sa profondeur prend de l’ampleur… quand est-il de la profondeur de Pittsburgh ? Vont-ils pouvoir garder Hossa, Malkin et Crosby comme ça pour bien des saisons encore ?

On se fie sur des hypothèses. « Si Hossa avait été à Montréal» … « Si Huet était resté» … C’est vrai que c’est facile d’avoir raison après coup, après une défaite. Mais ce que je vois, ce sont juste les faits : l’an passé, le Canadien n’a pas participé aux séries, de peu certes, mais tout de même. Cette année, après avoir avoir terminé premiers, les joueurs de Guy Carbonneau inspirent le respect et plus personne n’ose prendre l’équipe à la légère. Et pour paraphraser Koïvu, on peu difficilement passer d’un niveau « moyen» , à la coupe Stanley en l’espace de deux saisons.

On s’accorde tous à dire que l’avenir du Canadien est très prometteur, Réjean serait donc parmi les seuls à penser le contraire ?

Les attentes seront bien plus fortes la saison prochaine, c’est à ce moment-là que l’on pourra véritablement juger du travail de ces dernières années. Mais la progression est belle et bien là, quoiqu’en dise Réjean Tremblay.

Merci !

Filed Under (Séries) by Jean-Philippe on 04-05-2008

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Il serait difficile de faire abstraction de la déception, suite à l’élimination du Canadien de Montréal dans sa série l’opposant aux Flyers de Philadelphie. En effet, cinq matches auront suffit pour abréger les rêves des partisans et de l’équipe du tricolore.

Évidemment que, une fois rendus aux séries, l’on s’attendait à vivre une grande aventure, quelque chose de spécial. Oublié les saisons ternes, les faibles performances de l’équipe des dernières années… la ville revivait et soutenait son équipe comme jamais.

Souvenons-nous donc que nous ne les attendions pas en si bonne position. N’oublions pas que personne (et je m’y inclus), ne les voyait en première position dans l’Est. L’avantage de la glace et la supériorité numérique dominante nous ont rendu pratiquement amnésiques, convaincus que l’équipe du Canadien avait toujours été bâtie pour gagner, alors que peu les voyait faire les séries six mois plus tôt.

J’aurai l’occasion de faire un bilan de la saison un peu plus tard, mais je voudrais ici remercier l’équipe pour cette belle saison. Sortis de nulle part, ou presque, ils ont démontrés que le Canadien était sorti des années de vache-maigre, qu’ils avaient franchit une nouvelle étape… à force de meilleurs repêchages ces dernières années (Komisarek, Higgins, les frères Kostitsyn, et bien-sûr Carey Price), l’équipe s’est progressivement rebâtie.

Maintenant, on pourrait dire qui ne lui manque que l’expérience. Avec une jeune équipe, des joueurs qui en étaient à leur première saison et/ou séries, cela prenait du « vécu»  pour mieux sortir du pétrin dans lequel ils sont tombés face aux Flyers. Et malgré la défaite, crève-cœur, ils ont gagnés en expérience et ça, la saison prochaine, ils ne pourront qu’être plus forts pour affronter l’adversité.

Après les bilans, il sera intéressant de voir comment l’équipe va profiter du marché des joueurs autonomes… maintenant que l’équipe s’est renforcée et connaît du succès, cela pourrait éventuellement attirer des joueurs d’impact. Et le sort de Ryder étant définitivement scellé, cela prendra quelques remaniement sur l’un des deux premiers trios d’attaque. Mais j’y reviendrais…

Merci donc à nos Canadiens ! Merci pour avoir rallumé la flamme chez les partisans !

Canadiens vs Flyers : Match 3

Filed Under (Séries) by Jean-Philippe on 29-04-2008

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  • Canadien vs Flyers : 2-3
  • Les Flyers mènent la série 2-1

Le Canadien de Montréal aimerait donc ça « jouer avec le feu»  ? Car en laissant les devants aux Flyers dans cette série, c’est un peu une façon de vouloir prendre des risques, là où il ne devrait pas y en avoir.

Oui, j’insiste, cela devrait être une série sans grand risque pour le Canadien. Vous avez des doutes ? Regardez la manière dont le tricolore domine son adversaire à tous les niveaux (ou presque). Plus grand nombre de tirs au but (et de loin !), plus grand nombre de mises en échec alors que la réputation des Flyers n’est plus à faire, plus grand nombre de chances de marquer… mais aussi, de poteaux touchés sur des tirs.

Évidemment, l’on pourrait aussi parler de la superbe performance de Martin Biron, c’est vrai. Mais que dire des chances bêtement manquées sur des filets ouverts ? Que dire des chances gaspillées, comme hier, sur un avantage numérique de deux minutes à cinq contre trois ? Les « sauvetages»  de Biron n’expliquent donc pas tout, le Canadien de Montréal ne parvient pas (plus) à saisir les chances qui se présentent à lui !

L’avantage numérique, la meilleure en saison régulière, est devenue endormie, anémique, totalement anesthésiée par l’adversaire.

Là, il va falloir profiter de nos chances et faire bouger le gardien adverse, car ce sont sur ses déplacements que l’on pourra avoir des chances de compter… et pour qu’il se déplace, il va falloir bouger, faire circuler la rondelle, ne pas rester en plan au milieu de la glace en espérant que Biron en laisse passer une de temps en temps.

Il y a Carey… Carey qui, sans être mauvais, ne fait plus les arrêts « clefs»  qui font la différence. Peut-être est-il fatigué, au moins moralement s’entend, je ne peux pas croire qu’à son âge cela soit de la fatigue physique.

Pas de panique encore, mais si le Canadien ne veut pas se retrouver dans l’eau chaude de retour à Montréal samedi, il se doit de gagner le match de mercredi.

Bruins vs Canadiens : Match 7

Filed Under (Hockey) by Jean-Philippe on 22-04-2008

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  • Bruins vs Canadien : 0-5
  • Le Canadien remporte la série 4-3

Après avoir connu une saison en or. Après avoir terminé au premier rang de l’Association de l’Est, le Canadien était sur le bord de tout gâcher ce lundi, alors que les Bruins de Boston avaient contraint l’équipe montréalaise d’aller jusqu’au match ultime afin de déterminer le gagnant. Bref, on avait chaud, le derrière sur le rebord de nos chaises paralysés par le doute.

Et il faut dire que l’allure de la première période n’a rien fait pour nous rassurer. Enfin… pas tout à fait. Cela nous a rassuré sur un point : Carey Price est en pleine possession de ses moyens malgré les deux revers consécutifs.

Car malgré le but de Komisarek, marqué en début de première, le match appartenait aux Bruins. Ces Bruins qui se surpassent depuis le troisième match de cette série, convaincus qu’ils n’avaient rien à perdre et désormais débarrassé de leur « gêne»  face aux hommes de Guy Carbonneau.

Price lui, fût magistral. Désarmant de calme et de sang-froid, il est parvenu à garder son équipe chancelante dans le match.

Heureusement, le Canadien est rentré sur la glace en deuxième gonflé à bloc ! Aidé par un public survolté, le Canadien a tranquillement creusé l’écart, envoyant les Bruins dans les câbles, incapable de reproduire le plan de match qui leur avait si bien réussit ces derniers matches.

Les Bruins se sont effondrés à mesure que le match avançait, incapables de percer la muraille Price.

Deuxième blanchissage donc pour Carey Price en séries. Carey Price qui fût l’artisan de la réussite du Canadien. Un gardien dominant est en parfait contrôle de ce qu’il se passe devant le filet.

Le retour de Saku Koïvu a sans doute aussi contribué au réveil de l’équipe, surtout au niveau des mises en jeu, sans oublier Komisarek et Bégin, qui ont souvent brassés les joueurs de Claude Julien.

Et puisque l’on parle de lui, soulignons tout de même le travail de l’entraîneur-chef des Bruins. Avec une équipe ordinaire, sans grand marqueurs, il est parvenu à créer une chimie au sein de sa formation, permettant de faire les séries et même, de mettre en danger sa bête noire, le Canadien de Montréal.

À l’heure où j’écris ces lignes, nous ne connaissons pas encore le nom de notre adversaire en deuxième ronde… mais une chose est sûre, le match aura lieu jeudi au Centre Bell.

Canadiens vs Bruins : match 6

Filed Under (Hockey) by Jean-Philippe on 20-04-2008

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  • Canadien vs Bruins : 4-5
  • La série est égale 3-3

Il est plutôt difficile d’être un partisan du Canadien de Montréal ces temps-ci, vous ne trouvez pas ? Déjà qu’à part les doux-rêveurs comme moi, pas grand monde les mettaient en position de faire les séries au début de la saison, voici qu’ils se retrouvent aux portes de l’élimination, alors qu’ils affrontent l’équipe qui a le moins bien réussit contre eux durant l’année ! Vous y comprenez quelque chose vous ?

Non pas que le match d’hier soir eût été mauvais, ce fût même un excellent spectacle. Mais il faut reconnaître que les Bruins ont trouvé la façon de nous battre, et croyez-moi qu’ils exploitent le filon depuis quelques matches… surtout lorsque Boston se retrouve en infériorité numérique ! Imaginez, un peu plus de 6% d’efficacité en supériorité, alors que le Canadien flirtait avec les 30% à certains moments durant la saison régulière !

Car le problème est vraiment là, si l’avantage numérique avait juste un peu mieux fonctionné, cela aurait au moins permis au club de repartir hier avec la victoire. Mais non, même avec le retour du capitaine Koïvu, qui a connu un bien bon match, avec un Christopher Higgins soulagé de retrouver sa position d’ailier, l’équipe s’est fait battre en troisième période, alors qu’ils menaient au score une bonne partie du match.

Et voilà que Boston s’est sorti par deux fois d’une possibilité d’élimination, retournant à Montréal pour un match décisif ! Qui aurait cru ?

Cela fait partie des clichés de hockey, mais reconnaissons tout de même qu’il est souvent réaliste : les séries éliminatoires, c’est une toute autre saison qui apporte son lot de surprises.

Match final donc, lundi soir à Montréal. Quoi qu’il arrive, une équipe sera éliminée… quoi qu’il arrive, Boston aura su montrer qu’ils ont du caractère et que Claude Julien est parvenu à faire des miracles cette saison.